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LPPR et pacte productif, pièces majeures de notre défi économique

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) voit dans la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) une réelle réforme de société avec l’ambition que la science soit ouverte sur la cité, donc participative. Elle n’oubliera pas l’innovation sociale, les entreprises, les porteurs de l’action publique, le transfert de connaissance et les savoir-faire, et pas seulement technologique. La LPPR a vocation à réinventer le pacte social avec les chercheurs, rappelait récemment la ministre Mme Frédérique Vidal.

Lors de la célébration de la première année du Conseil de l’innovation, M. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances déclarait que la « LPPR marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre la recherche et le développement industriel ». Il appelait à une « économie de rupture technologique » qui ne peut se faire sans les chercheurs. Cela passe par la qualité de la base industrielle, par le dynamisme des marchés et la performance de la recherche française. La LPPR et le pacte productif constituent des pièces majeures de notre défi économique.

Forte de l’analyse des propositions portées par le groupe de travail dédié à la recherche partenariale et à l’innovation du MESRI, l’ANRT milite pour une cellule stratégique « grands défis sociétaux » et pour les conditions de mise en œuvre des programmes qui en seront issues. Il semble qu’il y ait consensus sur le besoin d’une concertation interministérielle. Le renforcement des dispositifs moteurs de la recherche partenariale est appelé des vœux de tous avec une coordination des dispositifs, voire leur simplification, en soutenant ce qui marche et en arrêtant ce qui n’est plus pertinent.

L’inscription dans la loi elle-même du monitoring de ses mesures, au cours des dix années considérées, nous semble incontournable si l’on veut atteindre performance et pilotage. Cette loi est l’occasion de renouveler la confiance de la société dans la science, dans la technologie et la recherche. Cela passe par une démarche d’engagements réciproques en toute transparence, grâce à des objectifs quantifiés à échéances définies.

Pour mémoire, début février, le Premier ministre Edouard Philippe annonçait le projet d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche. L’ANRT rendait sa contribution fin avril et était auditée par les rapporteurs du groupe de travail dédié à la recherche partenariale et à l’innovation. Mi-septembre les trois groupes livraient leurs analyses et propositions.

 

Clarisse Angelier
Déléguée générale
Directrice de la rédaction